Made of hopes and dreams.

Il y a quelques semaines, je me suis lancée, un peu par hasard, dans une quête qui contraste singulièrement avec mes priorités coutumières : l’achat immobilier. Oh, ne nous emballons pas puisque rien ne presse mais mon tempérament de cigale m’a soufflé qu’il serait peut-être temps de songer aux choses sérieuses ou au moins à celles qui durent – pourtant, croyez-moi, je suis d’avis que les souvenirs de voyages sont aussi des investissements essentiels et je vous épargnerai mon raisonnement sur les articles de maroquinerie.

Dans cette curieuse entreprise, je me retrouve confrontée à plusieurs problématiques auxquelles je ne m’attendais pas ou que je refusais d’anticiper – mis à part pour les billets d’avion, j’anticipe assez peu, j’en conviens. La première : je suis au moins autant enthousiaste que mortifiée à l’idée de me conformer, un peu malgré moi et sans que cela ait fait l’objet d’une projection quelconque, à l’un de ces impératifs insidieux et absurdes de tout ce qu’il faudrait avoir fait avant trente ans. Je ferai donc une affaire personnelle de ne cocher aucune autre case. Ensuite, mon tempérament optimiste, passionné et parfois, légèrement irréaliste, s’accommode assez mal des contraintes bassement matérielles d’un projet comme celui-ci.

Au cours des dernières années, j’ai compulsé un nombre substantiel de magazines et de blogs de décoration : mon imaginaire s’est nourri d’images d’intérieurs parfaits, de surfaces confortables et baignées de lumière, d’espaces ouverts, atypiques, généreux, de vues dégagées, de balcons pour paresser, de parquets blanchis, de jeux de matières, de toutes les nuances du blanc, de grandes fenêtres et des charmes de l’ancien. Dans la vraie vie, j’habite un appartement orienté plein ouest qui m’offre la joie régulière de couchers de soleil dans le salon que je ne me lasse pas de photographier (évidemment). Mon esprit se complaît donc dans la quête d’un lieu qui matérialiserait tous ces éléments. Et c’est ainsi, munie d’une liste de critères que j’ose à peine exposer aux agences, que je scrute et dissèque chacune des annonces, m’approchant parfois dangereusement d’une espèce de Graal habitable, sans toutefois avoir encore jamais éprouvé ce sentiment d’évidence, moteur d’une décision irrévocable – oserais-je la comparaison ? un peu comme tomber amoureuse.

Mais les caractéristiques de l’appartement rêvé ne sont pas mes seuls tourments. Sa localisation engendre également d’infinies tergiversations. J’imaginais bien, au départ, poser mes valises dans cette ravissante banlieue ouest, où les villes s’organisent autour de châteaux plus ou moins remarquables et portent déjà les traits d’une vie presque provinciale, à trente minutes de la capitale. Les footings dominicaux en forêt pèsent assez lourd dans mes projections – ils sont gage d’équilibre. L’horizon dégagé, la possibilité d’une terrasse et le repos de l’agitation parisienne également. Pourtant… Paris m’attire encore – et vous dire que je m’en étonne tiendrait de l’euphémisme. J’en viens parfois à me dire qu’acquérir mon premier appartement hors les murs relèverait presque de la trahison, une forme de lèse-rêves-d’enfance. La seule perspective de pouvoir envisager un déplacement d’un « chez moi » au bureau à vélo suffit à provoquer une espèce de petite décharge de joie – et oui, l’image des vélos italiens à la sellerie sublime n’y est certes pas étrangère. Alors me voilà, finalement, à m’interroger : le choix de l’arrondissement équivaut-il à un choix de vie ? Aimer profondément le 11ème est-il contraire à mon identité scandaleusement « rive gauche » ? Est-ce bien sérieux de considérer un achat immobilier au prisme des marchés alentours ? Et courir au Luxembourg a-t-il la même saveur qu’une forêt dont la mousse amortit la foulée ?

Mais ne dit-on pas « home is made of hopes and dreams »… ? J’ai assez bien intégré ce précepte, semble-t-il.

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Office with a view.

Il y a toujours une légère tension entre le caractère passionnant d’un métier et le degré de stress auquel il faut faire face tous les jours, n’est-ce pas ? Le mien n’y fait évidemment pas exception. À ceci près que la localisation même du bureau permet quelques parenthèses – juste de quoi souffler quelques minutes devant une perspective dont je ne me lasse pas. Il est un moment peut-être plus privilégié encore, lorsque le soleil décline et que le ciel a semé de quoi accrocher la lumière, la nuancer davantage, jouer d’intenses variations. Je guette alors les premiers signes d’un crépuscule prometteur pour ne surtout pas manquer ce drôle d’instant où tout est parfaitement aligné. Et lorsque cela arrive, capturer une bouffée d’émerveillement, toujours renouvelé.

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Long time no see.

Tiens, vous passez encore par ici, après dix-huit mois de silence ? Formidable ! Je me réjouis de vous retrouver. Il y a eu quelques chambardements, pendant tout ce temps, croyez-moi : une année entière entre parenthèses, le nez dans les révisions pour réussir où j’avais échoué la première fois. J’ai eu la chance inouïe de réaliser mon plus vieux rêve et cette petite décharge émotionnelle qui se manifeste encore à chaque fois que je décline mon identité professionnelle est un signe qui ne trompe pas. Et puis, j’ai savouré quelques mois d’insouciance, marqués par de nouvelles rencontres, de jolis voyages, d’interminables discussions sur le métier, les souliers, les romans de Rufin, l’équilibre, l’alimentation bio. De quoi faire oublier une année… compliquée.

Sur ma « to do list », je n’ai cessé de noter « reprendre le blog », un peu comme un vœu pieux. Mais nous y sommes, semble-t-il : un nouveau décor, les idées qui fourmillent. Alors, où en étions-nous ?

Dip passport

Happy list.

  • Pendant le petit-déjeuner, observer les oiseaux qui viennent se rassasier à une boule de graines suspendue au buisson, juste devant la fenêtre.
  • Découvrir, de fil en aiguille, un groupe britannique, Arthur Beatrice ; s’extasier sur la qualité de leurs premiers titres ; les écouter en boucle ; les partager avec une oreille exigeante. Et aux notes de Late, danser, imperceptiblement, sur un quai de métro.
  • Manger la première glace de 2014 (yaourt / pistache – oui, c’est important). Et dès le lendemain, savourer la deuxième (poire / caramel – pour éviter les redondances).
  • Comme chaque année, s’étonner des prodiges du printemps et commenter, inlassable, ce vert tendre des saules pleureurs, le jaune vif des forsythias, le rose pâle des cerisiers du Japon.
  • Chaque soir, ou presque, prendre le temps de contempler le crépuscule – entre deux lampadaires, derrière la Tour Eiffel, dans le courant de la Seine.
  • Faire une erreur de réglage (mais chut…!) et se délecter du résultat.

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Empirical bliss.

Mes amis, 2014 vibre bien mieux que sa prédécesseur. Après tout, le titre Happy a envahi toutes les ondes. Coïncidence ? Je ne pense pas.

Outre la recherche des instants heureux au quotidien, le volet empirique de ces résolutions comprend également de véritables parenthèses. Lorsque toutes les conditions sont réunies pour passer bien plus que juste un instant heureux mais 24h, peut-être 48h même, de plénitude absolue. Par exemple tenez : une meilleure amie, une maison où affleurent mille souvenirs d’enfance, des champs, une forêt, un lavoir, le ciel bleu, pas le moindre soupçon de réseau téléphonique, le printemps qui s’éveille et ses premiers bourgeons, 17 degrés à l’ombre, des fraises, un gâteau chocolat-poires, du Ruinart, le parquet qui craque, plusieurs fous-rires. Et ce sentiment grisant de ne vivre que la seconde qui s’écoule, comme si tout le reste – l’avant, l’après – s’évanouissait de lui-même.

Je vous laisse avec quelques images, ressourçantes.



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Happy. Again.

On me dit à l’oreillette que je déserte le lieu, que ce n’est pas sérieux, que j’avais pourtant dit… Oui, oui. Mille excuses. Mais la « vraie » vie avait repris le dessus.

C’était il y a deux ou trois semaines. Par curiosité, et aussi avec la conviction tenace qu’il y avait quelque chose (mais quoi ?!) à en extraire, je visitai le Happy Show à la Gaîté Lyrique. Avec les réflexions qui m’animent et dont je vous ai déjà fait part, comment passer à côté d’une telle initiative ? Sur le fond, rien de bien nouveau – il faut dire qu’après la lecture d’une petite dizaine d’ouvrages sur la notion de bonheur je n’arrivais pas exactement en béotienne – mais sur la forme, l’idée était enthousiasmante : mettre le graphisme et l’art contemporain au service de ce qui constitue la vie bonne. Oui, oui, encore et toujours.

J’ai donc dansé en remuant les fesses devant la toile d’araignée – ceux qui savent, savent. Mais il s’est passé bien davantage que ce délicieux moment de ridicule. Comme un déclic. Comme si le visuel – ou l’agitation de l’arrière-train, qui sait ?! -, tout à coup, permettait d’accéder à tout le conceptuel glané au fil des pages depuis, allez… novembre. Je transcendai l’enthousiasme pour une espèce d’énergie euphorique, un truc indicible, tant j’eus la sensation que mille nœuds se délaçaient, comme en claquant des doigts.

Dans la foulée, je retrouvai ma meilleure amie pour une parenthèse que nous nous accordons presque chaque semaine. Et là, le déclic s’amplifia. Un peu comme si, soudain, tout était parfaitement aligné – surprenant de limpidité. Il est encore un peu trop tôt pour présager de ce qui pourra bien découler de tout cela. Mais qu’importe au fond puisqu’on a dit qu’on se concentrait sur l’essentiel et qu’on se moquait de l’issue. Non seulement le bonheur (et je me fiche que ce mot soit connoté de mièvrerie ou de douces illusions) requiert une attention constante, une véritable ouverture au monde, mais en plus, il ne conduit ni à esquiver les difficultés ni à de petits arrangements avec sa conscience.

On se fiche des imperfections, des faiblesses ou de ce sentiment d’égarement devant des constructions (mentales ? sociales ?) qui ne sont peut-être pas aussi solides que prévues. Puisque l’essence même de l’existence, c’est de la saisir à chaque instant, comme elle se présente. Avec ses surprises, ses risques, ses imprévus, ses incertitudes. Je suis fatiguée de la demie mesure, des hésitations, des craintes, des cadres, du comme il faut, du c’est comme ça, du je ne sais pas, peut-être, plus tard. Quelle que soit l’angle par lequel je la regarde, il y a quelque chose de triste dans cette perception de la vie. Je n’ai ni envie d’en perdre le sel, ni de lui opposer la moindre résistance.

Tenons-nous en plutôt à René Char – mon point cardinal : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront ».

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Et dans la même veine, peut-être avez-vous entendu parler du défi « 100 Happy Days » ? Qu’en dire si ce n’est que je ne peux que vivement vous encourager à le faire ! Je relève le mien sur Instragram (@dolcevitaparis). 

Abeyance & restlessness.

Lorsque mon cerveau exsangue n’est plus en mesure d’intégrer la moindre information, je finis systématiquement par de longues minutes d’errance sur internet, voguant d’une idée à une autre et faisant défiler mécaniquement les fils d’actualité des réseaux sociaux. Il n’est besoin d’aucune réflexion pour réaliser la vacuité et l’insignifiance de pareilles activités. L’ennui, c’est que nos existences post-modernes sont pavées de ces distractions chronophages, d’une certaine idée de l’urgence, d’addictions qui taisent leur nature. Ce sont des heures qui s’écoulent finalement dans cette espèce d’étourdissement virtuel. Et qu’en retire-t-on ? Puisqu’il semble par ailleurs que les journées sont toujours trop courtes pour consacrer le temps nécessaire à l’essentiel.

Un essentiel qu’il reste peut-être même à définir et qui s’inscrit naturellement dans cette aspiration millénaire à la « vie bonne » et qui m’occupe un peu, dernièrement. Il y a certes les grands objectifs de vie – ceux qui sont presque tangibles et qui, chez moi, ne sont parvenus à dessiner leurs contours que dans le domaine professionnel. Mais cela ne suffit pas. Sans même s’atteler à la vie sentimentale – cet absolu flou artistique dont je ne suis pas certaine qu’il faille attendre quoi que ce soit – je m’interroge sur la meilleure manière d’occuper le temps, pour ne pas le perdre, mais en saisir toute la substance et émailler la vie de cet essentiel encore nébuleux. Voyons…

J’y mettrais spontanément les êtres les plus chers, pour cette sensation d’accéder auprès d’eux à toute la profondeur de l’existence, une dimension exaltante où tout semble entrer en résonance. Ensuite, la perpétuelle recherche de la beauté : celle des mots qui s’ajustent parfaitement – se concentrer ainsi sur le panthéon de la littérature ? -, celle d’images qui captivent, celle qui surprend lorsque l’on s’y attend le moins – une lumière, une tonalité, un paysage qui se révèle, le brouillard qui se lève -, celle de ces airs dont sourdent d’extraordinaires émotions, où la conscience s’enlise. L’essentiel n’est-il pas fait également des découvertes, d’une intention de tendre vers l’élégance et la sagesse, d’un inlassable émerveillement ? Enfin, j’ajouterais ces instants où il semble ne rien se passer, où l’esprit se pose, comme pour observer le présent qui ne cesse de s’échapper, accordant une importance cruciale à ce qui est.

Ainsi, c’est toute l’organisation du quotidien qu’il faudrait repenser : les insignifiances ne viendraient alors que le saupoudrer, lorsque tout le temps nécessaire aura été accordé aux fondamentaux. L’essentiel naît de l’équilibre.

Irksome happy endings.

C’est en prenant des notes pour un morceau de fiction que quelques pensées vinrent s’entremêler à l’écriture. Je réfléchissais à la « fin ». Avec pour objet principal d’interrogation ce happy ending qui hante l’imaginaire, consolidé par les canons des comédies romantiques, la plume de Jane Austen ou – pire encore – de Perrault. En toile de fond, des discussions récurrentes sur ce à quoi aspirer dans la vie – tous les happy endings que l’on nous promet et qui s’abîment sur les exemples de proches pour lesquels cela ne s’est pas exactement passé selon cette logique-là.

Faudrait-il croire à une existence qui, toute entière, s’adapterait à la nécessité d’issue(s) heureuse(s), comme on croit au fatum – le destin… ou la fatalité ? Et que faudrait-il considérer comme une « fin » alors ? Parce que l’issue ultime de l’existence, jusqu’à preuve du contraire, demeure la même pour tout le monde, à plus ou moins brève échéance. Je ne suis pas très convaincue par les projections à cinq, dix ou quinze ans, pavées d’illusions, qui égrènent savamment quelques étapes « clefs » sans jamais rien prouver. Pourtant, j’ai aussi l’esprit conditionné par l’époque et par cette étrange pression qui, en dépit de toutes les déconstructions des modèles traditionnels, préconise encore les objectifs qu’il faudrait avoir atteints à chaque âge, comme des Graal intermédiaires vers cette indéterminée issue heureuse.

Seulement voilà : la vie ne garantit pas de happy ending. Elle hésite, elle tergiverse, elle nous laisse nous embarquer dans des aventures sans assurance de succès. Elle est la professionnelle de l’incertitude, de l’imprévu et de l’imprévisible. Si mon optimisme résilient m’incite à penser que in fine, tout ira bien, ce in fine m’exaspère pourtant. Et d’ici là ? Et après ? Se contenter de traverser la vie avec la perspective, ou le mirage, qu’un jour, « tout ira bien », c’est un peu comme passer à côté du nœud de l’intrigue. Et je suis convaincue qu’il existe, là, autour de nous, des aspirations qui transcendent ces modèles surannés, qui ne se posent pas dans l’attente ou l’expectative, qui se jouent des résolutions prudentes. Je continue de délabyrinther ce qui peut l’être, à coups de lectures, d’une attention accrue aux circonvolutions de l’existence, et de quelques trop rares exemples inspirants.

Je crois au « ici et maintenant », je crois à l’absolu, au bonheur qui s’infiltre jusque dans les pensées les plus infimes – même lorsque le vent n’est pas favorable, je crois aux bouleversements nécessaires, je crois aux numéros d’équilibristes, je crois à la sagesse et au déraisonnable. Et puisque nous n’avons que cette vie, je crois surtout au happy now.

All things considered…

Hier, mon ordinateur m’imposait une mise à jour de tout le système d’exploitation et, en le rallumant, je découvris avec horreur qu’iPhoto ne répondait plus. Après un bref instant de panique, je réalisai qu’il ne s’agissait que de le mettre également au niveau – changeant ainsi la petite icône et perturbant un peu mes repères bien ancrés. Cette courte frayeur me conduisit à parcourir en détail les clichés signalés comme « favoris » de ces derniers mois, comme pour mieux m’en imprégner et me remettre ainsi du presque désespoir de les avoir perdus. Et il fallut se rendre à l’évidence. 2013 n’aura pas été aussi dramatique que cela. Outre la fin des retranchements, le sentiment de m’être abîmée çà et là, la sortie précipitée d’une certaine zone de confort et l’adieu à quelques illusions tenaces, il y aura également eu…

La mer, Méditerranée, souvent, mais aussi Ionienne, Adriatique et la Manche, les palettes splendides de crépuscules mémorables, un lever de soleil sur la Seine, ce qu’il fallait de gourmandise(s), la neige, une danse irlandaise et des madeleines, un bal masqué, des promenades dans les îles et au bord du canal Saint-Martin, les promesses du pont des Arts, de très précieux moments entre amis – parfois ponctués de serrano, de vin blanc et de fromage au point que cela finissait par constituer la base de mon alimentation -, les cerisiers en fleurs, Genève, Londres, New York, Londres encore, Milan, Florence, les Pouilles, Rome, Pistoia, Lyon et Saint-Malo, de la glace à la pistache et du sorbet à la framboise, quelques coupes de champagne toujours en excellente compagnie, le canal du Midi, les coquelicots en bord de plage, des pivoines blanches pour mon anniversaire, des beignets d’acacia et de la tapenade verte, une exploration exhaustive du nouveau département des arts d’Islam au Louvre, deux ou trois jardins secrets, des lunettes de soleil qui n’ont rien à envier aux filles de LA, des conversations qui aspiraient à refaire le monde / modifier le cours de l’existence / trouver la définition du bonheur, plusieurs milliers de pages lues – et quelques monuments de la littérature, un choc esthétique majeur devant l’oeuvre de Sebastião Salgado, de nouvelles adresses fétiches, une dévotion complète à Moleskine, Faber Castell et le papier japonais, une paire d’escarpins ardemment convoitée, la vie en majuscules, enfin.

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2014.

Je vous souhaite une merveilleuse année 2014 ! Qu’elle vous apporte de jolis instants de bonheur, d’incontrôlables enthousiasmes, de grands défis à relever, d’immenses joies, des rencontres étonnantes, des rêves tenaces et une infinité de ces presque rien qui font le sel de la vie.

Quelques ami(e)s et moi avons fait le tour de la question : 2013 n’a pas été à la hauteur. Alors bien sûr, tout n’est pas à jeter. Il faut reconnaître que ce qui s’y est tramé valait la peine d’être vécu, que çà et là, il y a quelques perles de l’existence qui s’y sont logées mais au prix de montagnes russes émotionnelles, de rudesses inutiles, d’épuisantes interrogations. Alors pour cette nouvelle année, j’espère un peu plus de légèreté. Vous savez, celle qui vous installe devant chaque événement avec un petit sourire en coin, ce qu’il faut de distance et une inamovible sérénité, celle qui vous murmure qu’au fond, tout ira bien.

Hit the road, 2014.

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