Santorini – Thira

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Quelques adresses pour se restaurer sur l’île, un peu à l’écart des flots de touristes descendus des bateaux de croisières, et goûter ainsi à tout l’éventail des saveurs de Méditerranée :

Anogi, à Imerovigli : le lieu n’attire pas nécessairement de prime abord, il ne propose aucune vue sur la mer, se résume à une cour, à quelques encablures de la route, cernée d’un parking. S’il n’y avait eu les recommandations éclairées de notre hôte, native de l’île, nous n’y aurions certainement pas prêté attention. À la carte, vous trouverez surtout des plats traditionnels, des grillades, de copieuses salades, du poisson frais, et une feta saganaki dont j’ai conservé un délicieux souvenir.

Kantouni, à Pyrgos : c’est l’une des terrasses ombragées aux chaises colorées qui attirent l’oeil à l’entrée de Pyrgos (le village le plus haut de l’île). L’histoire pourrait s’arrêter à une citronnade bien fraîche avant de se lancer à l’assaut du village. Ce serait passer à côté de l’un des trésors gastronomique de Santorin. Le soir, le lieu est investi par les anciens qui jouent aux échecs, au loto ou aux jacquets. Il faut y (re)venir tant pour la délicieuse cuisine locale que pour l’atmosphère chaleureuse.

To Psaraki, à Vlychada : le restaurant est posé sur une corniche, ponctuée d’étranges cavités, à l’extrême sud de l’île. L’adresse est connue de tous les locaux pour son poisson pêché du jour – directement livré du port, en contrebas, plusieurs fois par jour.  En la matière, il n’y a d’ailleurs pas de carte,  vous choisirez directement votre repas sur un lit de glace, et vous le payerez au poids. La fraîcheur des produits trouve toute son ampleur dans cette cuisine très simple – un poisson juste grillé et, en accompagnement, des crudités ou une purée de fèves.

1800, à Oia : l’entrée donne sur la rue principale du village dont les coupoles bleues vernissées des églises incarnent Santorin à elles seules. Conçu comme une maison, sur plusieurs niveaux, 1800 peut surtout se vanter de sa superbe terrasse sur le toit et d’une cuisine traditionnelle et raffinée, plusieurs fois récompensée. Ici, les produits locaux sont poussés jusque dans leurs derniers retranchements, le Chef propose des alliances de saveurs étonnantes et attache une importance particulière au dressage – chaque assiette prend alors les airs d’une recherche esthétique qui frôle l’art pictural. Je me souviens de petits calamars à se damner et d’un dessert au basilic d’une rare finesse. Unanimement reconnu comme l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, restaurants de l’île, les tarifs s’adaptent en conséquence.

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